Métis Presses Sàrl Genève

Autochtonies en terrain miné

Formation et fragmentation des Diaguita dans le Chili néolibéralisé
Anahy Gajardo

Nord du Chili, région d’Atacama, début des années 2000: l’ethnicité diaguita, considérée comme éteinte depuis le XVIIe siècle, renaît de ses cendres. Ses membres viennent d’entrer en lutte contre un projet extractif gigantesque – la mine Pascua Lama – qui menace leur territoire et ses ressources. Parallèlement, ils entreprennent les démarches qui mèneront en 2006 à leur reconnaissance par l’État en tant que peuple autochtone. Moins de vingt ans après, les Diaguita sont devenus le troisième peuple autochtone le plus important du pays. Comment interpréter un tel processus de réémergence? 

Ce livre, fruit d’une enquête ethnographique au long cours, éclaire la question complexe de la (trans)formation de l’autochtonie dans un monde néolibéralisé, l’impact des conflits socio-environnementaux sur le tissu social et politique des communautés et le rôle ambigu de l’industrie extractive. Il montre, entre autres, comment les États et les entreprises maintiennent leur domination sur les peuples autochtones par la reproduction de stéréotypes et de rapports coloniaux.

«(…) un ouvrage de référence essentiel pour ceux et celles qui veulent comprendre les enjeux et les significations de l’autochtonie à l’ère de la mondialisation capitaliste et de l’expansion de la frontière extractive»

Extrait de la préface de Ronald Niezen, Professeur à l'Université de San Diego

Docteure en sciences humaines et sociales et enseignante à l’université, Anahy Gajardo mène des recherches en anthropologie et en sciences de l’éducation, et travaille à l’intersection du monde académique et de la coopération internationale.

26,00 

pages : 320
format : 150  x  220 mm
ISBN : 978-2-940711-37-6
sortie : 17.05.2024

Dans la même collection

Presse

Fait rare dans un ouvrage qui n’aurait pu être que la simple publication universitaire d’une thèse bien ficelée, Anahy Gajardo s’aventure dans une approche réflexive de son travail de chercheuse, en tant que femme, fille d’exilés politiques, soutenue par une université européenne […]. En plus d’un récit politique passionnant, une vision nouvelle de l’anthropologie.

L’architecture d’aujourd’hui n°461, juin 2024