Métis Presses Sàrl Genève

Racines modernes de la ville contemporaine

Distances et formes de résilience
Panos Mantziaras et Paola Viganò (éds)

À presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d’architecture moderne et, par extension, de l’urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d’une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l’égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n’a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d’émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d’être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s’annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique?

Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu’à travers l’étude de l’évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d’étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d’éminentes personnalités et des collectifs dynamiques. Il s’en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.

Textes d’Éric Alonzo, Enrico Chapel, Florian Faurisson, Andrei Feraru, Filippo Fiandanese, Kent Fitzsimons, Malaury Forget, Fanny Gerbeaud, Maarten Gheysen, Silvia Lanteri, Géry Leloutre, Thierry Madoul, Panos Mantziaras, Eric Mumford, David Peleman, Alessandro Porotto, Matthew Skjonsberg, Marcel Smets et Paola Viganò.

Panos Mantziaras est architecte-ingénieur de l’Université polytechnique nationale d’Athènes (NTUA), il est doté d’un master d’architecture à l’Université de Pennsylvanie, et docteur en urbanisme de l’Université de Paris 8. Il a été chargé de mission et ensuite Chef du Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère au Ministère de la Culture et de la communication en France. Depuis le poste de directeur de la Fondation Braillard Architectes, auquel il accède en 2015, il lance le Programme de recherche et culture The Eco-Century Project®.

Paola Viganò est Professeur d’urbanisme à l’Université IUAV de Venise et à l’école Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). En 2013, elle a été récompensée en France par le Grand prix de l’urbanisme. Avec Bernardo Secchi, Paola Viganò a créé Studio en 1990, l’un des dix bureaux qui ont travaillé sur le Grand Paris entre 2008 et 2009. Studio a réalisé de nombreuses études de villes et de territoires (les plans de Bergame, Pesaro, Brescia, Prato; les études de la région de Pescara, du Salento, du Val de Durance) et des projets à différentes échelles dans les villes d’Anvers, de Malines, de Courtrai et de Rennes. Paola Viganò est l’auteur, entre autres, de La città elementare (Skira, 1999) et de La ville poreuse. Un projet pour le Grand Paris et la métropole de l’après-Kyoto, avec Bernardo Secchi (MētisPresses, 2011).

22,00 

pages : 304
format : 140  x  190 mm
ISBN : 978-2-940563-53-1
sortie : 20.09.2019

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